Afrique, ouverte mais si isolée

By 17 septembre 2018Bitcoin, News

L’agence des Nations Unies, ITU (Union Internationale des télécommunications) a publié un rapport sur l’Afrique, énorme marché pour la cryptomonnaie bridé par internet encore trop mal distribué…

 

L’ITU Kesako

L’une des agence sous la responsabilité de l’ONU en charge du développement des technologies de l’information et de la communication. C’est par exemple l’organisateur de la WCIT (qui a eu lieu en 2012) une conférence internationale sur la régulation des télécoms.

Le cas Africain

Un rapport qui émane de l’ITU fait état du manque d’infrastructure de déploiement d’internet sur le continent. Quand on sait que 19% des Africains sont connectés à Internet contre 84% en France, on réalise l’impact des télécommunications sur la stabilité économique…

En moyenne les investissements en télécommunications faits par les gouvernements de pays d’Afrique, sont 3 fois moins importants que dans le reste du monde.

Un faible niveau d’instruction et le prix élevé des appareils compatibles avec internet sont les facteurs évoqués pour tenter d’expliquer le retard de déploiement d’internet sur le continent.

Néanmoins des disparités existent : au Mali 1 personne sur 10 accède à internet contre 6 personnes sur 10 au Maroc.

Alors qu’il reste 52% de la population mondiale sans connexion à Internet, plus de la moitié est en Afrique.

La connexion à internet pour la majorité des africains aurait un coût estimé à 450 Milliards de Dollars.

Des velléités

Plusieurs entreprises ont des projets en cours ou à venir pour connecter l’Afrique à Internet.

Facebook a lancé l’application « Free Basics » permettant aux utilisateurs d’avoir un accès gratuit à certains sites internet choisis par Facebook.

Google (Alphabet) a lancé un projet de ballons (genre de montgolfière) à énergie solaire afin de déployer un réseau internet 4G au Kenya.

Les conséquences sur la cryptomonnaie

Alors que peu d’africains ont accès à un compte en banque, le manque de déploiement d’internet engendre une absence de service en Afrique pour de nombreuses plateformes d’échange de crypto-actifs.

Sur place, la volatilité des monnaies d’états, l’insécurité et l’insuffisance des gouvernements laissent un espace à combler dont peut bénéficier la cryptomonnaie !

Stephen Young, africain et fondateur de Coindirect s’exprime à ce sujet :

« Pour que les Africains puissent bénéficier de la révolution de la cryptomonnaie, nous devons faciliter l’achat, le stockage et le commerce des cryptomonnaies. En tant qu’Africains, il est de notre responsabilité de contribuer à la construction d’infrastructures et nous devons faire partie de la révolution. »

Aujourd’hui de nombreuses cryptomonnaies cherchent à rendre accessible à tous le moyen de paiement sans la banque et développer des économies plus démocratiques mais un paradoxe est atteint quand l’adoption de l’Afrique (exponentielle depuis 2 ans) s’arrête à cause d’insuffisance structurelles. C’est l’ensemble de la communauté des cryptos qui en souffre car plus les utilisateurs sont nombreux plus c’est le système entier qui se fiabilise.

Crédits photos @noah.buscher


Cet article n’est pas une recommandation d’investissement dans les cryptomonnaies et ICO. Ces investissements sont risqués et spéculatifs. VaTeFaireDécrypter publie des articles les plus objectifs possibles et ne peut être tenu pour responsable en cas de pertes liées à des placements de la part de ses lecteurs. VaTeFaireDécrypter ne fait pas garantie de l’exactitude des informations de ce document.

Noter cet article
Nelson Bonil

Author Nelson Bonil

More posts by Nelson Bonil

Leave a Reply